Suis-je accro ? Il est courant de s'être posé la question pour des comportements variés, des plus bénins au plus néfastes. Comment alors déterminer ce qui relève de l'addiction ou de la simple habitude ? Sommes-nous plus sujets à devenir addict lorsque nous sommes neuro atypiques ? Voici comment repérer si l'on est concerné, et les pistes pour s'en sortir.

Addictions neuroatypiques

Une addiction, c'est quoi ?

L'addiction peut toucher toutes les personnes : il s'agit d'un phénomène de dépendance persistante, c'est-à-dire dans la durée, à une substance ou un comportement. L'on peut ainsi être addict à l'alcool, aux cigarettes… Mais aussi aux jeux vidéo, à la pornographie ou encore au sport.

Il s'agit d'une habitude compulsive, c'est-à-dire qu'on a du mal à s'en passer, et que cesser l'activité nous cause une souffrance marquée. Pour déterminer si une personne présente une addiction, on observe en général les conséquences que cette dernière peut avoir sur sa santé physique et mentale, mais aussi sur ses relations sociales.

Il s'agit d'un domaine très vaste, mais on peut quand même séparer les addictions en deux grandes catégories :

  • Les addictions aux substances. La personne est dépendante à des substances ou drogues comme le tabac, l'alcool, la cocaïne, ou encore des produits médicamenteux. Ce type d'addictions peut engendrer des symptômes physiques de sevrage importants lors de l'arrêt.
  • Les addictions comportementales. Il s'agit d'addictions à des comportements, par exemple les jeux d'argent, le sport, les réseaux sociaux, la consommation de pornographie… Il s'agit d'une catégorie très large. Souvent sous-estimées, les addictions comportementales peuvent pourtant avoir des effets aussi néfastes que les addictions aux substances.

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Publié par Cam

Journaliste HPI/TSA à la recherche du mot juste et d'un monde plus ouvert à la différence. Créatrice du podcast Bande d'Autistes !

11 commentaires sur Addictions chez les neuro-atypiques : les identifier et s’en sortir

Labrador
il y a 2 ans
Bien dit !!!!
Et en effet cet «  article «  m a beaucoup intéressée aussi
J ai une question : est que «  l attachement émotionnel à une personne «  ( bon… c est mal dit mais j ai pas mieux 🥹) peut être considéré comme une addiction ?
Merci 🙏
Tonytruand
il y a 2 ans
Très bien vu la dépendance aux likes @camillette !!! Et comme tu le vois, je suis "addict". Je n'ai pas pu m'empêcher de liker la justesse de ton intervention. :-)
Dee-Dog
il y a 2 ans
Je suis multi addict. Il y a des additions dont j'ai réussi à me débarrasser, une qui est revenue après 8ans d'arrêt (la cigarette) et je n'arrive pas à me créer un cercle social. Je suis aspie et dyspraxique. J'essaierai d'en parler à ma psy. En tout cas, l'article est intéressant.
Xav34
il y a 2 ans
Merci pour cet article. C'est un sujet important nous concernant.
Antoinement
il y a 2 ans
Bonjour et merci pour cet espace d'échange. je m'efforce d'être le plus sincère avec tout le monde mais c'est encore plus difficile au coeur d'un débat. Je me pose beaucoup de questions sur l'accompagnement médical et psychologique d'une personne qu'on va qualifier d'atypique pour faire simple
Diagnostiqué HPI récemment et en même temps dans un état encore dépressif, je me demande, au regard, de toutes ces initiales que je découvre ici, si un diagnostic s'arrête là. *
Je fais peut être une erreur mais j'ai l'impression que ce constat est établi puisque j'ai passé des tests de ce type. Mais je suis persuadé qu'en ce qui me concerne, le diagnostic n'est peut être pas assez précis, je ne sais pas.

Ne vous méprenez pas, je suis concerné par différentes addictions dont une '(Stup) qu'il faut absolument que je prenne à bras le corps. Je reviens à ma question qui est de savoir si , prenons l'exemple d'un psychologue, il est important que celui-ci soit "spécialisé" sur des personnalités HPI, un psychiatre idem (le mien ne croit pas à la notion d HPI).
En effet, la solution évoquée par ce psychiatre est la même que celle qu 'il m'a proposé lorsque j'étais en pleine crise dépressive et voulait me retirer pour me reposer et me protéger. Une clinique dans laquelle j'ai trouvé différents profils addicts ou pas et sans aucun soutien psychologique si ce n'est de passer la matinée à attendre son tour (40 personnes pour 4 psychiatres) pour quotidiennement voir un psychiatre qui principalement voulait savoir si j'avais bien dormi. Personnellement j'ai été scandalisé que cela puisse être envisagé pour une addiction. Un centre CSAPA pensait également à cette clinique ou une autre....

Le centre CSAPA a tout de même été à l'écoute de ma réflexion car j'insistais en disant que mon addiction, à mon sens, pouvait et devait être appréhendée par un travail sur moi-même quotidien. Ce diagnostique HPI est arrivé tellement tard dans ma vie. Nous avons trouvé un endroit, une clinique privé qui en réalité avait bien travaillé sa présentation marketing mais cela sonnait creux sur le plan psychologique. Puis le centre CSAPA a arrêté de me recevoir car je leur avais envoyé un mail la nuit qui précédait un rdv en leur disant que j'avais trop consommé pour venir au rdv.

J'avoue être outré par tout cela, même si je comprends que les places sont chères et qu'il faut faire preuve de sérieux et d'implication à l'agrd de cet accueil qui est de surcroit gratuit. J'ajoute que dans tout cela ma personnalité HPI n'était pas évoquée car pas véritablement connue de mes interlocuteurs

Est ce que vous comprenez le doute qui s'est installé ?
Je raconterai tout un jour.

J'ai le sentiment d'avoir une partie de la solution mais il m'est impossible d'envisager les choses telles qu'on me les présente, et de plus car ces personnes ne prennent pas en compte ma spécificité ultra présente.

Merci pour vos réactions bienveillantes

Antoine
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