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De plus en plus d’études montrent que les identités LGBTQ+ sont présentes de manière bien plus courante chez les personnes neuroatypiques que dans le reste de la population. Serait-ce alors dû à un fonctionnement différent, ou simplement à une plus grande liberté d’exploration ? On essaie d’y voir plus clair dans cet article.

Petit rappel : que sont les identités LGBTQ+ ?

Il convient tout d’abord de faire un petit rappel. Si l’acronyme LGBTQ+ (pour lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, queer, et toutes les autres identités) est devenu courant, il renferme une (très) grande diversité d’expériences. Les personnes LGBTQ+ ont en effet des identités de genre et des préférences sexuelles diverses, et elles n’existent pas de manière monolithique.

Que sont alors les identités LGBTQ+ ? On retrouve sous ce terme les personnes non hétérosexuelles, c’est-à-dire qui ne sont pas (ou pas uniquement) attirées par des personnes du même genre. Mais aussi les personnes non cisgenres, c’est-à-dire dont le genre ne correspond pas au sexe biologique de leur naissance. Pour rappel, le sexe d’une personne correspond à ses attributs sexuels physiques (pénis, seins, etc.), alors que le genre est son identité (homme, femme, non-binaire…). Les deux ne sont pas nécessairement accordés : c’est ce qu’on appelle la dysphorie de genre.

Des identités et préférences très variées

Il faut aussi distinguer l’attraction romantique de l’attraction sexuelle. Une personne peut en effet nous attirer de manière romantique (avec l’envie de créer une relation) ou sexuelle (avec l’envie d’avoir des rapports sexuels). Mais les deux ne sont pas non plus forcément liés. L’on peut ainsi être attiré uniquement romantiquement par les femmes, sans désir sexuel, l’on peut être attiré uniquement sexuellement par les hommes sans envie de relation… Et tout cela peut varier au cours d’une vie !

Si l’on combine donc genre, attraction sexuelle et attraction romantique, il y a beaucoup plus de cas de figure qu’on ne le pense couramment. Voici quelques exemples :

  • Clément est transgenre et homosexuel : il est né dans un corps sexuellement féminin, mais a transitionné vers une identité masculine. Il est attiré par les hommes.
  • Valérie est cisgenre et homosexuelle : elle se sent bien dans son identité de femme, et elle est attirée exclusivement par les femmes
  • Camille
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Publié par Cam

Journaliste HPI/TSA à la recherche du mot juste et d'un monde plus ouvert à la différence. Créatrice du podcast Bande d'Autistes !
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1 commentaires sur Neuroatypies et identités LGBTQ+ : y a-t-il un lien ?